Après une année d’interruption due à la disparition du regretté Sory Diabaté, la Coupe Houphouët-Boigny a fait son grand retour cette saison. Dans cet entretien, Idriss revient sur cette pause, explique le choix de la ville de Yamoussoukro, évoque la qualité des matchs de début de saison et salue la distinction reçue par le formateur Bassiriki.
L’année dernière, la Coupe Houphouët-Boigny n’a pas eu lieu. Que s’est-il passé ?
L’année dernière, malheureusement, nous n’avons pas pu organiser l’événement car il coïncidait avec le rappel à Dieu de notre regretté feu Sory Diabaté. Nous avons donc préféré faire une pause, par respect et en hommage à sa mémoire.
Cette année, l’événement a pu reprendre. Quels étaient vos objectifs pour cette édition ?
Notre priorité, cette année, était de relancer l’initiative et surtout de démarrer la saison assez tôt, afin que nos clubs de Ligue 1 aient quelques matchs dans les jambes avant de participer aux compétitions africaines. Et je pense que nous avons réussi ce pari, notamment avec l’organisation à Yamoussoukro. C’était un beau moment. Les équipes se sont bien battues. On sait que les matchs de début de saison sont toujours difficiles, mais honnêtement, le niveau était loin d’être mauvais.
Le FC San Pedro a remporté la coupe. Un mot sur sa performance ?
On dirait bien que le FC San Pedro est en train de devenir spécialiste des coupes ! Ils ont fait un très bon match, bravo à eux. Mais je veux aussi saluer le Stade d’Abidjan, qui n’a pas démérité. Ils ont montré de belles choses. Je les encourage, comme toutes les équipes, à bien préparer la reprise du championnat. Et je donne rendez-vous à tout le monde à Korhogo, le 16.
Traditionnellement, la Coupe Houphouët-Boigny se joue dans la ville où se tient la fête nationale. Pourquoi cette année s’est-elle tenue à Yamoussoukro et non à Bouaké ?
Effectivement, le match devait initialement se jouer à Bouaké, qui accueille cette année les festivités de l’indépendance. Mais pour des raisons logistiques, le stade a été réquisitionné par l’armée pour la préparation du défilé. Il était donc impossible de l’utiliser. Nous avons alors choisi Yamoussoukro, la ville de Félix Houphouët-Boigny, qui porte aussi le nom de la coupe. C’était un choix hautement symbolique. Et franchement, tout s’est très bien passé. Certes, le stade n’était pas plein, mais le public présent était de qualité. J’ai été très heureux d’organiser ce match ici, d’autant plus que cette ville nous a déjà porté chance contre le Sénégal, et jouera encore un rôle clé lors de la prochaine CAN.
Parlons maintenant du Prix d’Excellence décerné à Bassiriki. Que représente cette récompense ?
C’est une très belle reconnaissance du sérieux et du travail bien fait. Ce prix est décerné sous la présidence du Premier Ministre, au nom du Chef de l’État. Après étude rigoureuse des différents dossiers, c’est Basiriki qui a été retenu comme lauréat dans la catégorie des formateurs sportifs. Ce matin-là, il reçoit le prix… et le soir, il remporte la finale des championnats scolaires ! Ce n’est pas un hasard, c’est la preuve que le choix était juste et mérité. Je suis vraiment content pour lui, il le mérite.
Peut-on dire que ce prix est aussi le fruit d’un travail collectif ?
Absolument. C’est le résultat d’un travail de fond que nous menons depuis trois ans avec les jeunes. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire commence à s’imposer sur la scène internationale dans les compétitions de jeunes. C’est un carrefour important, mais nous ne sommes pas encore au sommet. Il reste du travail. Et nous allons continuer à accompagner Bassiriki, comme tous ceux qui œuvrent pour la formation, afin de faire émerger nos talents. Nous sommes très fiers de lui.