Dans la moiteur stratégique de la salle Malaz du stade Prince Faisal Bin Fahd, une silhouette ivoirienne s’est distinguée avec panache. Abeni Adiatu Adebayo, engagée dans la catégorie des -50 kg en karaté, a offert à la Côte d’Ivoire sa toute première médaille des 6èmes Jeux de la Solidarité Islamique. Une médaille de bronze, certes, mais forgée dans le feu de la résilience et du courage sous le regard enjolivé des officiels ivoiriens au nombre desquels le conseiller technique du ministre délégué chargé des Sports et du Cadre, Ibrahima Coulibaly, de la directrice générale des Sports et de la Vie fédérale, Hortense Kinimo, du PCA du Guichet unique du commerce extérieur Fadiga Issouf Diouf et du président du Comité national olympique, Me Georges N’Goan.
Première à entrer en lice pour la délégation ivoirienne, la jeune karatéka n’a pas tardé à imposer son rythme. En huitième de finale, elle domine la Qatarie Mona Al-Kharfi (4-0), puis survole son quart contre la Djiboutienne Ilhan Fayssal Mohamed (6-1). Mais en demi-finale, elle bute sur l’Iranienne Sara Bahmanyar, redoutable et précise, qui l’élimine sur un score net (0-4).
Loin de se laisser abattre, Abeni puise dans ses ressources pour aborder le combat pour le bronze avec une détermination intacte. Face à la Sénégalaise Salimata Ba, le duel est tendu, équilibré, chaque athlète marquant un yuko. Mais une pénalité Chukoku 2 infligée à son adversaire vient faire pencher la balance. Malgré une sanction personnelle (Hansoku Chui), l’Ivoirienne est déclarée vainqueure.
Ce podium, bien plus qu’une récompense individuelle, incarne le souffle d’un collectif, l’engagement d’une nation, et l’élan d’une jeunesse qui croit en ses forces. Abeni Adiatu Adebayo devient ainsi le visage du démarrage réussi de la Côte d’Ivoire dans ces Jeux, et un symbole d’espoir pour les disciplines à venir.
A commencer par ses équipiers du karaté notamment Kouassi Orlane Marie Josée, Mani Yagba Christopher Alioune-B, Sanogo Alpha Ladji Souleymane et Ta Bi Tabolo Edgar Baunes qui attaquent les tatamis de la salle Malaz dès 9h00 heure locale (6 GMT) avec la ferme ambition de faire aussi bien qu’Adebayo.
« J’aimerais bien repartir en Côte d’Ivoire avec une médaille. La fraicheur en soirée nous fatigue un peu mais on s’adapte grâce au staff médical. Le séjour se passe bien et je remercie les dirigeants et le pays. Ce qui me réjouit le plus, c’est le message du ministre. Même étant loin, il nous encourage et nous donne beaucoup de motivation », confie la seconde fille de l’équipe de karaté, Kouassi Orlane Marie Josée. Surtout qu’en sa présence au village des athlètes, Adebayo s’était engagée à se couvrir d’or où défaut de toute autre médaille. Pari réussi pour elle.