C’est une faute professionnelle qui remet, une fois de plus, en lumière les lacunes de l’arbitrage ivoirien. En effet, lors du choc de la 12e journée de la Ligue 1 entre l’AFAD et le Stade d’Abidjan, l’arbitre de la rencontre, Nahi Stéphane, s’est illustré par une grosse erreur de jugement au bout du temps additionnel. Une décision qui a coûté le point du nul à l’AFAD et offert la victoire au Stade (3-2).
Alors que les deux équipes étaient à égalité (2-2), une dernière offensive du Stade d’Abidjan a mené à un duel entre le défenseur afadiste Brégui Vianney et l’attaquant stadiste Séry Gnoleba. Sentant qu’il avait perdu le ballon, l’attaquant du Stade s’est jeté au sol. L’arbitre n’a pas hésité. Il a immédiatement désigné le point de penalty. Bolou Bi a transformé la sentence, offrant la victoire au Stade (3-2, 90+5). Un dénouement cruel pour les Afadistes, convaincus de tenir le match nul.
Alors, Nahi Stéphane était-il mal placé ? A-t-il cherché à communiquer avec son assistant pour mieux analyser l’action ? A-t-il voulu volontairement favoriser le Stade d’Abidjan ? Quoi qu’il en soit, ce penalty n’aurait jamais dû être sifflé : l’erreur était trop flagrante. Cette décision symbolise une fois de plus le manque de professionnalisme de nombreux arbitres ivoiriens et rappelle l’urgence d’introduire la VAR en Ligue 1 ivoirienne.
En tout cas, les polémiques de ce genre sont légion. Après chaque journée, la grogne enfle autour des décisions arbitrales, remettant en cause la crédibilité des rencontres. D’ailleurs, ceux qui se demandaient pourquoi les arbitres ivoiriens sont si peu représentés dans les compétitions continentales ont désormais un élément de réponse.