Écarté du banc des Lions Indomptables à la veille de la CAN 2025, Marc Brys est pourtant resté officiellement le sélectionneur du Cameroun sur le plan juridique. Recruté en avril 2024 par le ministère des Sports — et non par la Fecafoot — le technicien belge bénéficiait d’un contrat de deux ans et demi qui n’a jamais été formellement rompu par l’État.
Faute de notification officielle de licenciement, Brys a continué à percevoir son salaire ainsi que sa prime CAN, estimée à plus de 20 millions de FCFA, liée au parcours des Lions jusqu’en quarts de finale. Une situation assumée par l’administration, qui rappelle qu’un contrat ne peut être suspendu sans base légale.
À l’inverse, David Pagou, nommé par la Fecafoot juste avant la compétition, aurait dirigé la sélection durant la CAN… sans contrat ni rémunération à ce jour. Ministère et fédération se renvoient la responsabilité de son salaire, chacun estimant que l’autre doit payer.
Un paradoxe de plus qui illustre les dysfonctionnements persistants entre l’État et la Fecafoot, malgré les signes encourageants montrés par les Lions Indomptables sous la direction de Pagou lors de cette CAN 2025.