En le responsabilisant à la tête de la Direction Générale des Sports et de la Vie Fédérale ( DGSVF), le Ministre des Sports, Adjé Silas Metch, a instruit Doumbia Adama de mettre un accent particulier sur la pratique sportive sans exclusion. Une instruction qui amène le nouveau Directeur de la DGSVF à prendre en compte la condition féminine dans le cadre de la promotion du sport. Et la Journée Internationale des Droits de la femme était la bienvenue pour marquer un arrêt afin de refléchir sur la conduite féminine en matière de pratique sportive. ” Nous avons eu droit à un panel de haut niveau avec des panélistes qui sont des anciennes sportives et la présence d’une magistrate de carrière et surtout la présence de Madame la Sénatrice Dao Gabala. Elles nous ont marqués par leurs expériences, par leurs analyses et par les commentaires qui ont été faits autour des thèmes qui ont été abordés, on peut dire que ce panel a été un rendez-vous important pour nous”, a indiqué le DG Doumbia Adama.

Organisé le mercredi 18 mars 2026 à la salle VIP du stade Félix Houphouët-Boigny, ce panel autour des thèmes ” Sport et Droits des femmes”, ” Sport et leadership féminin ” et ” Harcèlement sexuel: oser en parler” a été l’occasion pour les panelistes au nombre de trois, à savoir la Présidente Judith Gnadou , Nah Aminatah Fofana Épouse Sidibé , Patricia Lorougnon, toutes des personnalités du monde sportif et juridique, ont entretenu l’auditoire sur la valorisation de la femme en milieu sportive. Pour le DG Doumbia Adama, cela doit sonner pour toutes les femmes comme une exhortation à s’adonner à la pratique du sport quels que soient leurs conditions, leur niveau social afin de jouer ce rôle de socle de la cellule familiale. ” Dans la vision que le Ministre nous a tracée, c’est de faire en sorte que la pratique du sport soit démocratique, que les droits des femmes soient respectés dans la pratique sportive et que des thématiques telles que l’harcèlement sexuel en milieu sportif soit combattu avec la plus grande force. Et que les temps des pratiques soient aménagés pour les femmes qui sont en situation de marternité ou qui reviennent de marternité. Elles ne doivent pas interrompre leur pratique parce qu’elles sont des femmes”, a poursuivi Doumbia Adama.
L’impact de ce panel est de faire en sorte que la pratique du sport soit généralisée, qu’il y ait une proportion plus élévée de pratique sportives chez la femme à l’image des hommes. Car, les cultures, la perception qu’on a des femmes, l’harcellement sexuel et moral constituent des freins à la pratique du sport chez la femme. Il faut donc sensibiliser les autorités sur la nécessité d’arriver à une sorte de parité. ‘ Si on donne un montant aux hommes quand ils font des exploits, il faut donner le même montant aux femmes ou reduire la disparité quand elles font des performances de hauts vols ou lorsqu’elles sont sélectionnées en équipe nationale. Il y a donc toute une sensibilisation à faire. Et je pense que ce panel a été ce moment de sensibiliser les uns et les autres. Nous allons poursuivre cela en passant par des reformes au des textes qui regissent le sportif”, a annoncé Doumbia Adama.

En le disant le DG de la DGSVF fait allusion à la loi de 2014 et de ses décrets et pourquoi de niuveaux textes pour mieux protéger les femmes qui pratiquent le sport. ” Il s’agit d’inciter aussi les femmes à dénoncer les fléaux en mettant en place les dispositifs de dénonciation et d’alerte qui permettent de décourager tous ceux qui s’adonnent à du harcelement en milieu sporti”, a conclu Doulbia Adama.
Directrice des sports de masse et du genre, Madame Touré Mariam Épouse Anon s’est réjouie de l’organisation de la célébration de la journée internationale des droits de la femme par la DGSVF. Elle a indiqué que la journée internationale des droits de de la femme est une bonne occasion de tirer la sonnette d’alarme pour combler les disparités entre les hommes et les femmes. Ce panel a enregistré une mobilisation exceptionnelle des femmes du Ministère des Sports.
