Face à l’éventualité du retrait de l’Iran de la Coupe du Monde, la FIFA est sorti du silence. Dans une conférence de presse,Gianni Infantino le patron de la FIFA, a maintenu que l’Iran sera présent au mondial et qu’aucune alternative ne seraenvisagé : « L’Iran représente son peuple […] Nous voulons qu’ils jouent ; ils joueront la Coupe du Monde, et il n’y a pas de plan B, C ou D ; c’est le plan A » affirme-t-il. Dans un contexte géopolitique mondial très incertain, la venue de la sélection iranienne au Mondial américain demeurait un sujet de discorde envers les observateurs.
Cette sortie du président du football mondial devrait tant soit peu dissiper les doutes. Des échanges ont même été entretenus entre Gianni Infantinoet Donald Trump pour s’assurer des conditions d’accueil de la délégation iranienne sur le sol américain. Pour autant le climat politique sur la situation en Iran reste toujours un problème de taille pour la FIFA. À Téhéran en tout cas, le son de cloche est beaucoup plus pessimiste.
Le ministre des Sports Ahmad Donyamali, n’est pas passé par quatre chemins pour affirmer qu’il n’est pas possible que son pays aille au mondial si rien ne change au niveau diplomatique : «Il nous est absolument impossible de participer à la Coupe du monde », a-t-il déclaré. Un avis partagé par le président de la fédération iranienne,Medhi Taj. C’est un dossier des plus épineux que le président Infantino devra régler à moins de 3 mois du début de la coupe du monde.
Michel ANGAMAN, Stagiaire