Sur la période récente, le PSG affiche une constance en Ligue des champions que seul le gotha européen peut revendiquer. Avec quatre demi-finales entre 2021 et 2026, dont une série inédite en cours de trois consécutives (2024, 2025, 2026), le club a brisé son propre plafond de verre. Jamais, dans sa riche, courte, mais aussi et surtout tumultueuse histoire, Paris n’avait réussi à s’installer avec une telle obstination dans le dernier carré après d’innombrables échecs en huitièmes et en quarts de finale. Dans le même temps, seul le Real Madrid fait aussi bien avec également quatre participations dont deux sacres en 2022 et 2024. Même un ogre comme Manchester City (trois apparitions) reste un souffle derrière. Pour le reste, le paysage européen est fragmenté : les Bayern, Inter ou Liverpool brillent par intermittence, mais aucun n’a su garder cette cadence infernale. Ce PSG-là ne se contente plus de coups d’éclat, mais a bel et bien pris son abonnement pour le printemps continental. Luis Enrique, l’homme du renouveau Cette mutation porte un nom : Luis Enrique. En devenant le premier entraîneur de l’histoire du club à enchaîner trois demi-finales de C1, l’Espagnol est entré dans le cercle très fermé des bâtisseurs, aux côtés des Pep Guardiola, Carlo Ancelotti ou Zinedine Zidane. Il a apporté cette stabilité de fond qui manquait tant, transformant une équipe potentiellement capable d’aller au bout mais aussi de se crasher face à la moindre difficulté en une structure capable d’encaisser les tempêtes sans dévisser.