En marge du 20e Congrès à Abidjan de La Confédération Africaine de Cyclisme dirigée par Dr Allah-Kouamé notamment Président de la Fédération Ivoirienne De Cyclisme, David Lappartient, président de l’Union Cycliste Internationale, livre ses impressions sur sa première visite en Côte d’Ivoire. Il évoque les ambitions et les perspectives du continent
Vous avez rehaussé de votre présence le 20e Congrès de la Confédération Africaine de Cyclisme. Qu’avez-vous retenu de votre premier passage à Abidjan ?
Je suis très heureux d’avoir participé au Congrès de la CAC à Abidjan. Je tiens à remercier l’Afrique pour son accueil chaleureux. Nous avons constaté l’arrivée de nouvelles figures à la tête de certaines fédérations, ce qui témoigne du dynamisme du cyclisme africain. C’était également la première fois que le congrès se tenait sur une base annuelle sous la présidence d’Allah-Kouamé. Et, cela est une excellente initiative. Globalement, tout s’est très bien déroulé.
Plusieurs décisions ont été évoquées, notamment la délocalisation du siège de la CAC en Côte d’Ivoire. Comment appréciez-vous cette perspective ?
Il faut préciser que cette décision n’a pas encore été actée, Pour l’instant, le siège reste au Caire. Le sujet sera abordé l’année prochaine. Le président Allah-Kouamé a été autorisé à entamer des discussions avec le gouvernement ivoirien en vue de signer un accord-cadre. Mais transfert n’a encore été décidé.
L’UCI peut-elle favoriser le transfert de ce siège à Abidjan?
Sur cette question, l’UCI n’interfère pas dans la gestion interne des confédérations continentales. Ce sont elles qui décident de leur organisation et de leur localisation. Notre rôle consiste surtout à veiller à la bonne utilisation des fonds que nous mettons à disposition, avec un contrôle rigoureux. Nous n’avons pas à juger du choix du pays hôte, d’autant plus que plusieurs nations peuvent accueillir ce siège.
Quel est l’apport de l’UCI pour accompagner la CAC?
L’Afrique est, de loin, le continent le plus soutenu par l’UCI. Nous mettons en place d’importants fonds de solidarité. Deux antennes du Centre Mondial de I’UCI sont également financées. Des camps d’entraînement sont organisés en Europe pour les meilleurs athlètes africains. Et plusieurs d’entre eux évoluent déjà dans des équipes continentales. Au total, ce sont plusieurs millions d’euros investis dans le développement du cyclisme africain.
Concernant le cyclisme féminin, on évoque la possible création d’un Tour d’Afrique de l’Ouest féminin. L’UCI soutient-elle ce projet?
Si ce projet se concrétise, ce serait une excellente nouvelle. À ce jour, je n’ai pas eu de confirmation officielle. Actuellement, il n’existe qu’une seule course féminine par étapes en Afrique, le Tour du Burundi. Nous espérons en voir davantage, car le continent regorge de talents féminins. Plus il y aura de compétitions, plus le cyclisme féminin progressera.