A plus de 3 semaines du Mondial, la blessure d’Evan Ndicka fait trembler tout un pays. Pilier défensif des Éléphants, le défenseur ivoirien a vu sa préparation pour la Coupe du Monde 2026 brutalement freinée par une blessure aux ischio-jambiers contractée lors du derby romain.
Les examens médicaux effectués ce lundi ont révélé une déchirure de grade II aux ischio-jambiers de la jambe droite. Une blessure sérieuse qui met un terme prématuré à sa saison en club et l’oblige à observer une indisponibilité estimée entre trois et quatre semaines. Un délai qui place immédiatement sa participation au Mondial dans une zone d’incertitude.
Les ischio-jambiers sont des muscles situés à l’arrière de la cuisse. Ils jouent un rôle essentiel dans les accélérations, les changements de direction,les frappes et sauts. Les specialistes estiment que ces muscles sont particulièrement sollicités lors des duels à haute intensité chez les défenseurs. Ce type de blessure provoque une douleur importante et empêche de poursuivre l’effort normalement. Les blessures aux ischio-jambiers sont redoutées à cause des rechutes lorsqu’un joueur reprend trop tôt.
Le timing de la blessure d’Ndicka est donc problématique. À quelques semaines du match d’ouverture du groupe E face à l’Équateur, le défenseur ivoirien se retrouve engagé dans une véritable course contre la montre. La bonne nouvelle pour le staff ivoirien est que la durée annoncée de trois à quatre semaines laisse encore une petite fenêtre d’espoir. Si la cicatrisation évolue correctement et qu’aucune rechute n’intervient pendant la rééducation, le joueur pourrait être disponible pour le début du tournoi ou, au pire, pour le deuxième match de groupe. Un défenseur central peut parfois revenir plus vite qu’un attaquant car son jeu exige moins de sprints répétés. Cela peut jouer en faveur du défenseur ivoirien.
Le pari pour Evan Ndicka sera de trouver l’équilibre entre récupération rapide et absence de risque. Car une rechute durant le tournoi pourrait être encore plus pénalisante qu’une absence temporaire.
Pour l’instant, une certitude demeure : la Côte d’Ivoire retient son souffle.