Réélu samedi dernier à la présidence de la FIF, à l’issue de l’Assemblée générale élective tenue à la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, Yassine Idriss Diallo entame un nouveau mandat de quatre ans. Après cette réélection, le patron du football ivoirien a évoqué ses sentiments, ses priorités, ses ambitions pour le football ivoirien et les prochaines échéances des Éléphants.
Président, quels sentiments vous animent après cette réélection ?
Je voudrais d’abord remercier le Seigneur qui a bien voulu que tout se passe ainsi. Ensuite, remercier tous les membres actifs qui étaient présents et qui nous ont permis de tenir cette Assemblée générale. C’est donc beaucoup de reconnaissance.
Peut-on dire que la responsabilité sera plus grande pour ce second mandat ?
Oui, beaucoup plus de responsabilités, puisque le taux auquel nous avons été élus montre que la confiance placée en nous est importante. Et qui dit confiance dit attentes. Avec le Comité exécutif que je dirige, nous ferons en sorte de respecter tous nos engagements, comme nous l’avons déjà fait au cours des quatre dernières années. Il s’agira de hisser le football ivoirien le plus haut possible, tant en Afrique que dans le monde. Et pour cela, nous aurons besoin des énergies, de l’engagement et de la participation de tous. C’est ensemble que nous pourrons y arriver.
Vous étiez le seul candidat et votre victoire semblait assurée. Pourquoi avoir néanmoins tenu à effectuer cette tournée de campagne ?
C’est par respect pour les électeurs. Même lorsqu’on est seul candidat, on doit aller leur expliquer ce que l’on veut faire et leur présenter son projet. C’est pour cette raison que nous avons tenu à aller échanger avec eux et à toucher du doigt leurs réalités. Nous avions besoin de leur vote pour pouvoir avancer. Et je pense que nous avons bien fait de le faire puisqu’ils nous ont accordé 100 % des suffrages exprimés. Pour moi, c’est la plus belle des récompenses.
Et pourtant 10 bulletins blancs ont été enregistrés. Cela ne vous laisse-t-il pas un goût amer ?
Nous sommes en démocratie. S’il y a une dizaine de personnes qui ne se retrouvent pas dans notre projet, je respecte leur choix. Elles ont exprimé leur position. Il s’agira donc pour nous de faire en sorte que, la prochaine fois, s’il y a une prochaine élection, elles soient convaincues. Mais pour l’instant, la majorité écrasante nous a soutenus et nous a fait confiance. Nous allons faire en sorte de nous engager au mieux pour qu’avec l’équipe que je dirige, nous puissions réaliser le meilleur et contribuer au bonheur du football ivoirien.
Quand doit-on attendre les différentes nominations aux postes, notamment à la présidence de la Ligue professionnelle et à la Commission centrale des arbitres ?
Nous venons d’être élus. Au plus tard la semaine prochaine, toutes les commissions seront mises en place, de sorte que la Fédération puisse redémarrer ses activités avec toute l’efficacité nécessaire. Dès la semaine prochaine, ces questions seront donc réglées.
Vous avez quatre ans devant vous. Vous avez parlé de « transformer pour durer ». Quels sont vos objectifs pour la Côte d’Ivoire?
Nos ambitions sont grandes. Avec l’équipe nationale, nous allons essayer d’aller chercher une place dans le dernier carré. Nous ne voulons pas nous cacher. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire est une grande nation de football. Nous allons tout mettre en œuvre pour que cette belle équipe, avec la touche du nouveau coach, puisse déjà se qualifier pour la CAN. Si le Seigneur nous le permet, nous jouerons pleinement nos chances. La Côte d’Ivoire doit chercher à se situer systématiquement au moins dans le dernier carré en Afrique. Mais il faut rester humble, car nous avons des adversaires sérieux.
Votre programme se décline en six points. Quelle est votre priorité ?
La priorité, c’est déjà de mettre en place les organes de direction. Nous le ferons dès la semaine prochaine. Chaque commission qui sera mise en place commencera à travailler. Ensuite, nous allons attaquer dès le week-end qui suivra le regroupement des Éléphants, car nous avons un match très important pour les qualifications de la CAN, le 24 à Bouaké. Il y aura ensuite le match contre la Somalie, le 29 à Abidjan, puis la rencontre amicale contre le Cameroun, le 3 octobre au stade d’Ébimpé.
L’une de vos promesses de campagne concerne l’augmentation des subventions. Cela prendra-t-il effet dès le début de la saison ?
Non. Nous sommes une association qui vote son budget en début d’année. Le budget a été voté en février. Le principe de modifier le budget ne peut se faire qu’en Assemblée générale.
Pouvez-vous être un peu plus clair ?
La prochaine Assemblée générale devra se tenir au plus tard en décembre pour valider le budget de l’année prochaine. C’est dans ce budget que les nouvelles subventions seront intégrées. Les premières subventions avec les nouveaux montants seront donc versées à partir de janvier, conformément à la nouvelle année budgétaire. Les bénéficiaires auront bien les dix mois prévus, mais ceux-ci s’échelonneront sur deux saisons. On ne peut pas, en cours d’exercice, modifier les chiffres.
Juste après votre réélection, dans votre message de remerciements, vous avez évoqué la FIFA et la CAF. Qu’est-ce qui explique cela ?
Dans ce message, nous avons répondu à l’intervention du président de la FIFA, Gianni Infantino, qui a rappelé ce que la FIFA a réalisé pour la Côte d’Ivoire. En Afrique, nous avons de la reconnaissance. Nous acceptons et reconnaissons donc ce qui a été fait pour nous. Ce que j’ai voulu réaffirmer, c’est que tous les différends doivent être réglés dans le cadre de nos textes.
C’est-à-dire ?
S’il y a des problèmes, réglons-les conformément à nos textes et à nos procédures, mais évitons de personnaliser les débats. Toute personnalisation du débat vient complètement fausser le fond. Aujourd’hui, ce que nous avons reçu de la FIFA, ce n’est pas Gianni Infantino qui nous l’a donné. C’est la FIFA qui nous l’a donné. Par contre, c’est sous Gianni Infantino, en tant que président, que le programme Forward est passé de 2,5 millions à 8 millions. C’est aussi un fait concret. C’est pour cela que nous disons : parlons des structures, parlons des principes, mais évitons les personnes.
Un mot à l’endroit de tous les supporters et amoureux du football ivoirien ?
Je voudrais simplement leur dire que nous les remercions pour la passion qu’ils ont pour le football en Côte d’Ivoire. Nous comptons sur eux pour continuer à nous accompagner dans cette passion. Nous l’avons dit : nous allons tout mettre en œuvre pour que les produits que nous allons leur offrir soient encore plus performants, plus attractifs et plus agréables. Nous allons tout faire pour qu’ils puissent véritablement profiter des compétitions en Côte d’Ivoire, à travers des produits beaucoup plus performants.