Près de neuf mois après la finale mouvementée de la CAN, le Maroc et le Sénégal se retrouvent jeudi, cette fois devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). La juridiction sportive examinera, à Lausanne, le recours déposé par la Fédération sénégalaise contre la décision de la CAF d’attribuer le titre au Maroc.
L’audience se déroulera à huis clos. Après avoir entendu les différentes parties, les arbitres se retireront pour délibérer. La sentence ne sera toutefois pas forcément rendue dans la foulée. Aucun délai précis n’a été communiqué pour la décision.
Au cœur du dossier : les événements survenus lors de la finale du 18 janvier à Rabat. Alors que le Maroc venait d’obtenir un penalty dans le temps additionnel, les joueurs sénégalais avaient quitté la pelouse avant de regagner les vestiaires. Sous l’impulsion de Sadio Mané, les Lions étaient finalement revenus sur le terrain pour terminer la rencontre.
Après l’échec de Brahim Diaz sur penalty, Pape Gueye avait inscrit le but de la victoire sénégalaise en prolongation (1-0).
Mais le 17 mars, le Jury d’appel de la CAF a considéré que le retrait des Sénégalais constituait un forfait, en application de l’article 84 du règlement de la CAN. La rencontre a alors été requalifiée en victoire 3-0 du Maroc, qui s’est vu attribuer le titre continental.
Le Sénégal conteste cette décision devant le TAS et demande l’annulation du forfait ainsi que la restitution du titre remporté sur le terrain.
Le débat devant le TAS repose principalement sur une question : une équipe peut-elle être déclarée forfait après avoir quitté temporairement la pelouse, puis repris la rencontre et disputé jusqu’à son terme ?
Le Maroc devrait défendre une application stricte du règlement, estimant que le départ du terrain sans autorisation doit entraîner des sanctions, même lorsque la rencontre reprend par la suite.
De son côté, le Sénégal devrait mettre en avant l’absence d’abandon définitif, le retour de ses joueurs sur la pelouse et la fin effective de la rencontre.
Le TAS pourra confirmer la décision de la CAF ou, au contraire, l’annuler. Les sanctions individuelles prises après les incidents de la finale ne font pas partie du recours examiné jeudi.