Burkina Faso : Ibrahim Traoré veut reprendre la main sur le football

Le bras de fer entre les autorités burkinabè et les instances du football pourrait prendre une nouvelle dimension. Après avoir annoncé une profonde réforme du sport national, quitte à s’exposer à une suspension internationale, le président Ibrahim Traoré a expliqué les raisons de sa volonté de changement.

Au cœur de son discours : le fonctionnement des fédérations et le poids des financements publics. Le chef de l’État estime que l’État prend en charge une grande partie des dépenses du football, sans pour autant disposer d’un véritable pouvoir sur sa gestion.

« Quand on parle de football, c’est l’État qui fait presque tout. […] Ce sont des milliards de FCFA injectés. Tout repose sur les épaules de l’État, mais l’État n’a aucun droit de dire quoi que ce soit », a-t-il dénoncé.

Ibrahim Traoré critique également les règles qui empêchent, selon lui, les autorités d’intervenir dans la gestion des fédérations, au risque d’être accusées d’ingérence et de provoquer une suspension.

Le Burkina Faso entend donc revoir son système sportif, notamment à travers une nouvelle loi sur le sport et la création d’une compétition nationale. Une réforme qui pourrait toutefois se heurter aux règles de la FIFA, qui garantissent l’indépendance des fédérations vis-à-vis des pouvoirs politiques.

A lire aussi