L’Égypte a frôlé la désillusion avant de s’en remettre, une fois encore, à ses hommes forts. Longtemps malmenés par un Zimbabwe sans complexe, les Pharaons ont finalement arraché la victoire (2-1) au terme d’un scénario renversant, marqué par les inspirations décisives d’Omar Marmoush et, surtout, de l’inévitable Mohamed Salah.
Tout avait pourtant mal commencé pour la sélection égyptienne. Dès la 20e minute, le Zimbabwe a refroidi l’ambiance en ouvrant le score contre le cours du jeu. Profitant d’un marquage approximatif dans la surface, Dube, bien servi par Jalai, s’est retrouvé totalement libre. L’attaquant des Young Africans a eu tout le loisir de contrôler avant d’ajuster Mohamed El Shenawy d’une frappe à ras-de-terre, certes peu puissante, mais parfaitement placée. Un but qui a plongé les Pharaons dans le doute et donné confiance aux Warriors.
Face à un bloc zimbabwéen bien en place et discipliné, l’Égypte a peiné à imposer son rythme. La possession était là, mais les occasions franches se faisaient rares, et l’agacement gagnait progressivement les rangs. Il a fallu attendre l’heure de jeu pour voir la lumière au bout du tunnel.
À la 63e minute, Omar Marmoush a sonné la révolte. L’attaquant de Manchester City a fait parler sa vitesse et sa puissance sur le côté gauche avant de repiquer dans la surface. Profitant d’un marquage trop laxiste, il a décoché un véritable missile à bout portant, laissant le gardien Arubi sans réaction possible. Un but libérateur, qui a relancé totalement la rencontre et redonné de l’élan aux Pharaons.
Et puis, comme souvent, Mohamed Salah est apparu. Dans le temps additionnel (90+1’), le capitaine des Pharaons a endossé son costume de sauveur. À la suite d’un duel dans la surface, l’attaquant de Liverpool a pris le dessus sur son défenseur, s’est retourné avec sang-froid et a conclu sur une demi-volée. Le ballon, après quelques rebonds, a trompé Arubi, faisant exploser de joie le camp égyptien.