La panenka ratée par Brahim Diaz, qui aurait pu offrir la victoire au Maroc face au Sénégal en finale de la CAN, continue de faire parler.
Quel scénario ! Le Sénégal a décroché dimanche soir sa deuxième Coupe d’Afrique des nations au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, quatre ans après son premier sacre, en battant le Maroc en prolongation grâce à un superbe tir de Pape Gueye à la 94ᵉ minute (1-0, a.p.). Mais quelques minutes avant ce but, tout aurait pu basculer.
Dans une ambiance électrique, qui a dégénéré aussi bien sur le terrain qu’en tribunes, Brahim Diaz a obtenu un penalty après un tirage de maillot d’El-Hadji Malick Diouf. La décision a provoqué la colère des Sénégalais, déjà frustrés d’un but refusé, qui ont quitté le terrain sous l’impulsion de leur sélectionneur Pape Thiaw, au grand agacement de Walid Regragui.
Sadio Mané a alors calmé le jeu, et Diaz a pu tirer son penalty… à la 24ᵉ minute du temps additionnel. Sa panenka a été facilement arrêtée par Edouard Mendy. Certains ont évoqué un échec volontaire, mais le gardien sénégalais balaie cette idée : « Il faut être sérieux, à une minute de la fin, son pays attend depuis des décennies. Il a tenté de marquer, j’ai eu le mérite de l’arrêter, c’est tout. »
De son côté, Regragui a refusé de critiquer son joueur : « Brahim a marqué contre le Mali, c’est l’ordre des tireurs. Un penalty pour offrir la Coupe ? Bien sûr qu’il faut le marquer, mais c’est le football. »