À une semaine de l’Assemblée générale élective de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), prévue le 12 septembre 2026 à Yamoussoukro, le président sortant et candidat à sa propre succession, Yacine Idriss Diallo, poursuit sa tournée de campagne à travers le pays. Ce vendredi 4 septembre, Il a posé ses valises à Abengourou, où il est allé à la rencontre des acteurs du football de l’Est de la Côte d’Ivoire.
Accompagné des membres de son équipe de campagne, Yacine Idriss Diallo a débuté sa visite par les traditionnelles civilités à la Cour royale de l’Indénié. Le candidat a été reçu par Sa Majesté Nanan Boa Kouassi III, avec qui il a échangé avant de poursuivre sa tournée auprès des cadres locaux et des dirigeants des clubs de la région.
Placée sous le slogan « Transformer pour durer », cette campagne se veut résolument axée sur la proximité et l’écoute. À Abengourou, les échanges avec les responsables du football de la zone Est ont permis de mettre en lumière plusieurs difficultés auxquelles sont confrontés les clubs.
Au cœur des préoccupations : le coût élevé de la participation aux compétitions, les difficultés financières persistantes ainsi que l’état préoccupant des infrastructures sportives. Les dirigeants ont notamment plaidé pour la réhabilitation des stades d’Abengourou et de Bondoukou, dont la vétusté constitue, selon eux, un frein au développement du football dans la région.
Face à ces doléances, Yacine Idriss Diallo a privilégié un discours de vérité et de responsabilité. Le président sortant a rappelé les efforts consentis au cours de son mandat, notamment l’augmentation des subventions accordées aux clubs des différentes divisions. Mais il a également appelé les dirigeants à prendre leur part de responsabilité en améliorant la structuration et la gouvernance de leurs clubs.
Pour le candidat, la professionnalisation du football ivoirien passe aussi par la capacité des clubs à se rendre plus attractifs auprès des partenaires privés. Une meilleure gouvernance, une gestion plus rigoureuse et des projets structurés doivent, selon lui, permettre aux clubs de diversifier leurs sources de financement et de réduire leur dépendance aux subventions.
Concernant la question des infrastructures, Yacine Idriss Diallo a tenu à rappeler que la construction et la réhabilitation des grands équipements sportifs relèvent avant tout des prérogatives de l’État, notamment à travers l’Office National des Sports (ONS), et ne constituent pas la mission première de la Fédération.
Le candidat a par ailleurs réaffirmé sa vision à l’horizon 2030, fondée sur plusieurs priorités : la professionnalisation accrue du football, le renforcement de la formation, le développement du football féminin et la modernisation de la gouvernance de la FIF.
Au terme de cette étape dans l’Est du pays, Yacine Idriss Diallo a invité les membres statutaires à lui renouveler leur confiance afin de poursuivre et de consolider les réformes engagées au sein de la Fédération.