C’est une des affiches les plus attendus de la trêve internationale. Le 26 mars, l’équipe de France vice-champion du monde, affronte le Brésil. Entre ces deux équipes c’est une histoire qui dure. Malgré une longue attente de 11 ans, en 2015 date de la dernière rencontre entre ces deux grandes nations, ce match reste toujours un moment particulier qui a souvent donner des rencontres d’anthologie. La demi-finale 1986, le chef–d’œuvre de Zidane en 2006, la finale 1998. Lesexemples sont légions. Pour autant en cette année 2026, les deux équipes s’affronteront avec des dynamiques contraires.
D’un côté les hommes de Didier Deschamps s’imposent parmi les meilleures nations du monde. Classés 3ème au classement de la FIFA, les Bleus se présentent avec une armada offensif impressionnante : le deuxième meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France, Kylian Mbappé (55 buts), l’actuel Ballon d’or Ousmane Dembélé, le meilleur passeur d’Europe,Michael Olise, le golden Boy Désiré Doué tout ce beau monde ferait trembler n’importe quelle défense dans le monde.
De l’autre, le Brésil avance comme une équipe en perte de vitesse. Depuis 2019, date de leur dernière victoire en Copa America,c’est une longue traversée du désert qui dure depuis 7 ans pour la Seleção. Une défaite en finale de la Copa América en 2021, une élimination en quart de finale de la Coupe du monde 2022 en prolongation, une élimination aux tirs au but des quarts de finale de la Copa America contre l’Uruguay et une piteuse qualification en 5ème position pour la Coupe du Monde 2026 en zone Amérique. Voila le bilan de la sélection auriverde et le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas la grande forme.
Et cela se ressent au sein des joueurs brésiliens. Vinicius Junior en est le symbole, galactique avec le Real Madrid et double vainqueur de la ligue des champions, il n’est pour l’instant pas à son aise en sélection (8 buts en 45 sélections). C’est à peu près le même constat avec Raphinha.Étincelant avec le Barça, il n’est que l’ombre de lui-même avec la sélection auriverde. Ajouté à cela Un Endricktalentueux mais encore brut, et les nombreux blessés majeurs (Rodrigo, Alisson, Guimaraes, Marquinhos,Gabriel), il est difficile d’être optimiste pour ce match contre la France pour la bande à Carlo Ancelotti.
Mais le technicien tient à garder espoir et surtout à rappeler la grandeur de la nation aux 5 étoiles : « Le Brésil fait toujours partie des grandes nations. Il y a beaucoup de grands joueurs. C’est toujours un moment particulier de l’affronter. Cela parle à tout le monde, c’est la terre du football. Il y a beaucoup de respect. Ce sera une très belle confrontation », estime ainsi le sélectionneur. A Boston à 20h , les supporters de ces deux grandes nations devrait remplir les gradins pour se donner a fond derrière leur équipe.
Michel ANGAMAN, Stagiaire