Ligue 1 (Programmation des matches, VAR, Arbitrage …): Salif Bictogo fait la lumière

Avant le début de la saison 2025-2026 annoncée pour le week-end prochain, le président de la Ligue Professionnelle de Football, Salif Bictogo fait la lumière sur plusieurs points.

 

1ère journée de la Ligue 1 à l’intérieur 

Cette année, on a souhaité lancer la saison à l’intérieur du pays. On l’a fait avec la SuperCoupe Félix Houphouët-Boigny mercredi dernier.  Nous allons poursuivre le 16 Août à Korhogo pour la 1ère journée de la L1 entre l’US Tchologo et l’Asec Mimosas au stade Amadou Gbon Coulibaly. Ce match sera suivi le lendemain de Korhogo contre Stade d’Abidjan. San Pedro va aussi recevoir ainsi que Bouaké et Yamoussoukro. Après l’intérieur, on va revenir à Abidjan. C’est vrai que cela impose certaines contraintes aux clubs d’Abidjan mais c’est le choix de la Ligue Professionnelle. Sur 16 équipes qui composent la Ligue 1, malheureusement, il y en a 12 à Abidjan et 4 clubs seulement de l’intérieur du pays. Je souhaite donc que beaucoup de clubs de l’intérieur montent en Ligue 1.

Le message de la Ligue Professionnelle aux clubs 

Le message qu’on pourrait adresser aux clubs est que le football est un facteur de rapprochement. Il faut donc que nous jouons de manière sereine et que chaque club ne vienne pas avec le couteau entre les dents pour créer certaines situations. Vous savez, quand on est dans une année électorale, nous devons apporter de la gaieté à travers le football pour qu’on ait un pays en paix.

Présence de la VAR

Concernant la VAR, on en avait fait la démarche auprès de la CCA. Mais pour des problèmes techniques, la demande n’est pas arrivée à temps. Je crois qu’il faut des autorisations autres qu’en Côte d’Ivoire. C’est pour cela qu’on n’a pas pu avoir la VAR pour la SuperCoupe. Je crois que pour le championnat, on aura la VAR sur certains matchs.

Programmation des matchs

Il est de notre devoir de respecter le programme que nous établissons. Malheureusement, nous avons des contraintes. Nous ne sommes pas propriétaires des stades et aucun club en Côte d’Ivoire n’en possède. On est donc tributaire de l’ONS. Parfois, on programme des matchs et cette structure a des actions culturelles à mener. Elle est aussi parfois tributaire des ministres. L’ONS a des entretiens inopinés de ses stades et c’est au moment où nous avons fini de programmer qu’il nous informe. On a tiré les leçons de ce qui s’est passé l’année dernière. On a donc rencontré, il y a quelques jours de cela, les responsables de cette structure et nous avons établi un programme. Nous leur avons remis notre calendrier, ils nous ont aussi donné leur calendrier pour ne pas qu’on se chevauche lorsqu’ils auront des activités culturelles. On a décidé, cette saison, de sortir les programmes toutes les trois journées.

L’Arbitrage 

En ce qui concerne l’arbitrage, j’ai insisté pour que le quatuor de la SuperCoupe soit féminin, que le commissaire et le superviseur soient des dames afin qu’elles montrent aux yeux de tous les sportifs ivoiriens qu’il y a de bons sifflets en Côte d’Ivoire. Les hommes doivent suivre l’exemple des dames sinon on fera les matchs qu’avec les femmes.

L’utilisation des stades de la CAN

Il y a deux avantages en jouant la Ligue 1 sur les terrains de la CAN. Il y a certains qui n’ont pas eu la chance de venir au stade pendant la CAN. En programmant les matchs sur ces sites, on va permettre à d’autres personnes et à leurs familles de venir découvrir ces stades. Pour la première journée, on peut assurer que le stade de Korhogo recevra des matchs, tout comme le stade de Bouaké, de San Pedro, de Yamoussoukro et de Bingerville. Seul le stade Houphouët-Boigny ne recevra pas de matchs. Ce qui est sûr, nous allons faire en sorte que les clubs de Ligue 1 n’utilisent pas le stade Champroux. Ils utiliseront les stades de la CAN. Le stade de Bingerville reçoit des matches parce qu’il a les mêmes qualités que le stade Houphouët-Boigny, de Yamoussoukro et d’Ebimpé.

Salaire des joueurs 

Le salaire minimum validé par le COMEX est de 160.000 francs pour chacun des 20 joueurs de l’effectif en Ligue 1. Un joueur peut gagner un million de francs, 800.000 francs CFA mais notre smig footballistique est de 160.000 francs. En Ligue 2, il est de 100.000 francs concernant 20 joueurs. Chaque mois, nous demandons aux clubs de justifier le salaire de ces 20 athlètes parce que nous leur remettons des droits télés. Nous savons que les clubs de Ligue 1 dépensent au-delà de dix millions. Mais qu’ils justifient ce montant. C’est à l’issue de cela que la direction exécutive prévoit le payement du prochain montant. Nous essayons donc à notre niveau de faire ce qu’on peut. Maintenant s’il y a d’autres qui passent entre les filets et qu’on a des indices, on bloque les différents chèques.

 

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