L’Africa Sports était en Assemblée Générale Extraordinaire, dimanche dernier, aux 2 Plateaux. Pour le Premier vice-président de Kuyo Téa Narcisse, ces modifications de textes sont une exigence de bonne gouvernance. « Notre méthode, c’est que quand il y a un désaccord, il faut échanger et trancher collectivement. C’est cela, la démocratie associative », at-il indiqué.
L’Assemblée Générale Extraordinaire tenue dimanche dernier est-elle statutaire et légale ?
Oui. Cette Assemblée Générale est parfaitement statutaire. Les textes disent clairement qu’en cas de situation urgente, l’Association peut convoquer une Assemblée Générale Extraordinaire. C’est une disposition classique comme dans toute organisation bien structurée. Dimanche dernier, nous avons appliqué les dispositions prévues par nos statuts et règlement intérieur notamment en ce qui concerne le droit de vote réservé aux membres actifs.
C’est-à-dire ?
Être membre actif, c’est être à jour de ses cotisations. Dimanche matin, certains se sont présentés en affirmant qu’ils sont membres depuis 2023 ou 2024 mais sans jamais avoir payé une seule cotisation. Ce n’est pas possible parce que sur les convocations, nous avons inséré un QR code. En le scannant, on accède directement à l’historique des paiements. C’est transparent. Grâce à cela quatre membres se sont acquittés dimanche matin de leurs cotisations et ont pu accéder à la salle pour prendre part aux travaux. Ceux qui ne sont pas à jour n’ont pas été autorisés à entrer dans la salle. C’est simple, clair et conforme aux règles.
Quels sont les articles modifiés au cours de cette rencontre ?
Nous avons modifié trois articles. Il s’agit de l’article 5.1, du 5.6 et nous avons introduit un nouvel article, le 5.9. L’Article 5.1 encadre les Assemblées Générales. Désormais, les nominations aux commissions électorales et juridictionnelles, faites par le président, doivent être validées par l’Assemblée générale. Cela renforce la transparence. Deux alinéas ont été ajoutés, un pour la validation des membres de la commission électorale et un autre pour ceux de la commission juridictionnelle.
La modification de l’Article 5.6, lui, porte sur quel aspect ?
L’Article 5.6 portait sur la périodicité de l’Assemblée Générale Ordinaire. Avant, elle devait se tenir dans la deuxième quinzaine d’octobre. Ce n’était plus adapté. On nous a reproché, il y a quelques semaines, d’avoir voulu la tenir en juin. Aujourd’hui, on a corrigé cela. Désormais, l’AG Ordinaire se tiendra en fin de saison, au plus tard 48 heures avant le début de la saison suivante. Ce sera plus cohérent avec notre calendrier sportif.
Quand est-il de l’Article 5.9 ?
C’est une nouveauté. Il permet de clarifier la question de la représentation. Certains membres empêchés souhaitent se faire représenter mais nos anciens textes n’étaient pas clairs à ce sujet. On a donc prévu une procédure. Le membre empêché doit informer le bureau exécutif et désigner nommément son représentant qui, comme lui, doit être à jour de ses cotisations. Cela permet d’éviter les contestations et d’encadrer strictement cette possibilité.
On est à quelques mois de la fin du mandat et vous modifiez les textes maintenant. Est-ce qu’il n’y a pas une arrière-pensée en vue des élections de novembre ?
Toute réforme vise à clarifier une situation. J’aurais compris les critiques si on disait : « Voilà ce que ces changements causent comme déséquilibre ». Mais ici, on parle d’un président qui propose que ses propres nominations soient validées par l’Assemblée. Il faut saluer cet esprit d’ouverture. Ensuite, demander que le budget et les comptes soient validés avant le début de la saison, c’est une exigence de bonne gouvernance, pas une manœuvre. Et enfin, permettre à un membre empêché de se faire représenter, c’est répondre à une vraie préoccupation. Certains voyagent, d’autres sont à l’étranger. On a même eu un cas où un membre voulait se faire représenter par un commissaire de justice. Aujourd’hui, on a un cadre légal pour cela.
Pensez-vous que cette AG ira dans le sens de l’apaisement en vue des élections ?
L’Africa Sports revient de loin. C’est un club qui a connu des crises à répétition. Mais on avance, on améliore, on renforce les bases. Et surtout, on évite que des situations floues ne soient utilisées à des fins judiciaires. Notre méthode, c’est que quand il y a un désaccord, on vient à l’Assemblée, on échange et on tranche collectivement. C’est cela, la démocratie associative.