Salif Bictogo ( 5e vice-président de la FIF):  « Un bon football repose d’abord sur une base bien structurée »

 

À l’issue du séminaire FIFA consacré au développement du football amateur, Salif Bictogo, 5e vice-président de la FIF, revient sur les enjeux de cette formation. Il insiste sur la nécessité de structurer et professionnaliser la base pour garantir un avenir solide aux championnats locaux.

Qu’est-ce qu’on doit retenir de ce séminaire FIFA axé sur le football amateur que vous avez présidé ?

Depuis l’accession d’Idriss Diallo à la tête de la FIF, son slogan est axé sur la formation. Depuis quelque temps, toutes les formations ont été relancées, aussi bien au niveau des entraîneurs que des arbitres. Aujourd’hui, il s’agit de poursuivre le travail déjà entamé dans le cadre de la professionnalisation, mais cette fois en direction des amateurs. Je crois que, pour la fédération, si nous avons des dirigeants bien formés, tout peut bien fonctionner au sein de nos équipes, ce qui profitera à nos championnats locaux. C’est cela qui est très important.

Quel est le contenu de cette formation ?

Cette formation vise d’abord à   montrer le rôle du football amateur dans la progression vers le professionnalisme. Aujourd’hui, le football est devenu une véritable industrie, et toute industrie repose sur une formation de base. Ce sont justement les amateurs qui constituent cette base. Cette initiative leur permet de mieux gérer et structurer leurs clubs afin d’atteindre, à terme, l’objectif de devenir un club professionnel. Il faut aussi rappeler qu’un club professionnel peut, demain, redevenir amateur. Il s’agit donc d’un échange de bonnes pratiques, avec l’appui de la FIFA, qui ne lésine pas sur les moyens pour aider les fédérations à disposer de clubs bien formés et structurés.

Quel est l’état des lieux aujourd’hui en matière de football amateur ?

Le football amateur en Côte d’Ivoire a connu un certain développement. Il y a notamment la Division 3, qui regroupe les clubs amateurs. On compte également des clubs au niveau régional, au nombre d’au moins 136, ainsi que le football de district, qui rassemble près de 450 clubs. C’est tout cet ensemble qu’il faut structurer, car un bon football repose d’abord sur sa base. Une pyramide part de la base pour aller vers le sommet. Si la base n’est pas bien structurée, on se retrouve avec un château de sable.

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