Hassan Zorkot (Président du club la Padelta): ” La Côte d’Ivoire commence à se faire un nom dans le Padel en Afrique”

A l’issue du dernier tournoi international, FIP Silver, qui a eu lieu la semaine dernière au Central Tennis Club du Sofitel Hotel Ivoire, le club Padelta a remporté la compétition haut la main avec Luis Oliver Artigas et Ramirez Navas, deux joueurs espagnols. Dans cette, le président du club Padelta, Hassan Zorkot dit comment il a fait la connaissance des deux espagnols, des perspectives tout en évoquant la prestation des joueuses locales.

 

Comment est-ce que vous avez fait la connaissance de la paire espagnole Oliver Artigas et Ramirez Navas qui ont représenté votre club la Padelta et remporter le tournoi Nooh FIP Silver Open de Padel ?

Nous avons fait leur connaissance lors de notre dernier voyage en Europe. j’ai été en Espagne pour signer un partenariat avec une académie de padel de la ville de Saragosse qui s’appelle Padel Saragossa. Et lors de mes différents entretiens et de mes différents rendez-vous et rencontres que j’ai pu faire sur place, nous avons eu la chance de rencontrer ces prodiges qui sont jeunes. Et nous leur avons proposé justement de venir en Côte d’Ivoire pour participer à ce Silver. En fait, ils avaient vu déjà qu’un FIP Bronze avait été organisé au mois de mai 2025.

Qu’est-ce qui vous a attiré chez eux ?

Sur Oliver Artigas, c’est sa taille, son envergure. C’est un joueur de gauche qui n’a pas forcément besoin de trop bouger étant donné qu’il fait plus de 2 mètres. Donc, sa couverture au filet est énorme, il ferme les espaces. En plus de cela, il a une capacité de finition extraordinaire. Il a un style assez atypique, pour être honnête, ça m’a même fait rire la première fois que je l’ai vu jouer. Je me disais, ça bizarre mais finalement, chacun son style En ce qui est de Fran Ramirez, c’est un joueur qui a une grinta. Il a la rage, il donne tout. Il joue à 500% et a une mentalité de gagneur. En tout cas, ce sont des valeurs que j’affectionne énormément.

Qu’est-ce qui s’est passé par la suite ? 

Ils se sont dit qu’ils pouvaient venir parce qu’ils ont vu que la première compétition s’était bien passée. Nous leur avons donc fait la proposition de venir, de jouer pour notre club. Chose qu’ils ont accepté. Arrivés à Abidjan, nous les avons pris en charge sur place. Nous avons essayé de réunir toutes les conditions nécessaires pour qu’ils soient à l’aise et concentrés sur la compétition. Et Dieu merci, le résultat a porté ses fruits et notre équipe a remporté le Fip Silver.

Justement, quels sont les moyens que vous avez mis à leur disposition ? 

Sur le plan logistique, il y a eu la prise en charge sur le billet d’avion. Et ensuite sur place, tous les déplacements ainsi que leur logement ont été assurés. Nous avons eu la chance d’avoir quelqu’un qui nous a aidés pour le logement. Ils sont arrivés deux jours avant la compétition et pendant tout ce temps, ils se sont entraînés sur place à Padelta avec un coach espagnol  qu’on avait sur place. Ce dernier qui  les connaissaient les a gardés seulement parce qu’il est parti juste avant la compétition.

Qu’ont_ils fait pendant ces deux ? 

Pendant ces deux jours, ils ont pu s’entraîner. Ils se sont aussi acclimater aux conditions du jeu local parce qu’il y a quand même une grosse différence. Déjà en termes de chaleur et d’humidité et bien sûr, sur le jeu. Cela a eu un impact sur les rebonds des vitres et sur eux-mêmes pour leurs conditions physiques. Donc le fait d’avoir été là un peu avant et d’avoir eu leur entraîneur sur place pour s’acclimater et mettre des stratégies en place ont joué un rôle important dans leur victoire.

Oliver Artigas et Ramirez Navas font_ils donc, désormais, partie de votre écurie ? 

Le joueur Ramirez a joué en Tunisie sous notre bannière. Là, en ce moment, il est en train de faire un gros tournoi en Tunisie avec un des joueurs tunisiens qui a participé au FIP Silver qui s’est passé à l’Ivoire. Il joue pour le club Pdelta. En tout cas, le partenariat se passe parce qu’ils ont énormément de sponsors. Ils sont assez sollicités mais ce qui est de Afrique, ils jouent pour Padelta.

Après la réussite de cette compétition, quelles sont vos perspectives ?

On va continuer d’essayer de pousser pour organiser encore des tournois internationaux en Côte d’Ivoire parce que mine de rien, la Côte d’Ivoire commence à se faire un nom dans le padel sur le plan continental. Et on n’est pas loin du niveau mondial mais on a encore un bout de chemin à faire. En tout cas en Afrique, la Côte d’Ivoire n’a plus rien à prouver en termes d’organisation, en termes d’infrastructure et en termes de joueurs.

Envisagez-vous d’organiser d’autres tournois ?

Nous envisageons, bien sûr l’année prochaine, d’organiser un autre FIP. Pour ce qui est du grade du FIP, on va garder un peu secret la chose. Mais une chose est certaine, je peux déjà l’annoncer, il y aura une autre compétition qui va être faite pour les plus jeunes. Toujours dans le cadre du FIP, ce sera un peu comme la Coupe des juniors au tennis. On aura aussi ce qu’on appelle un FIP Promise qui concerne les U18 qui va se faire préalablement à la compétition senior.

Que pensez-vous des deux Ivoiriennes qui ont disputé les demi-finales ? 

C’est bien beau de parler des étrangers qui ont joué pour nous mais aussi des Ivoiriennes qui se sont bien comportées dans le tournoi parce qu’elles ne sont pas encadrées du tout.  Elles ne sont pas suivies, c’est donc une grande fierté d’avoir ces deux jeunes filles qui ont brillé dans ce Silver Open.

Parlant de ces jeunes dames, est-ce que ça vous intéresse d’aller les chercher pour justement les encadrer ?

Aujourd’hui, en tant que club, on recherche toujours des talents. Mais ces jeunes dames sont dans un autre club mais aucune porte n’est fermée. On les avait déjà approchées mais elles étaient déjà engagées avec l’autre club. On va respecter les engagements de chacun mais la porte restera toujours ouverte pour les talents. Pour ce qui est des joueurs à l’international, le partenariat que nous avons sont sur les compétitions, pour l’instant, qui se font en Côte d’Ivoire ou en Afrique.

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