Avant l’Assemblée Générale Ordinaire de la Fédération Ivoirienne de Tennis (FIT), ce dimanche au Casino de l’Hôtel Ivoire, Maître Silvère Koyo donne l’objectif de ce séminaire et dévoile son objectif pour le tennis ivoirien.
Pourquoi avez-vous choisi de faire un séminaire avant l’AG ?
Vous savez qu’il faut toujours préparer une rentrée sportive. On n’attend pas le dernier jour pour la préparer. A partir du moment où nous sommes à la première année de notre mandat, nous avons jugé bon de faire un état des lieux pour voir où nous sommes et ensuite où nous voulons aller et établir un tableau de bord. Le séminaire permet de faire cet état des lieux, de réfléchir ensemble. On aurait pu donner un autre nom que séminaire, on pourrait pu parler de forum. Mais le but est de se retrouver pour définir ensemble le programme d’activité de la Fédération sur les 5 prochaines années. Je ne pouvais pas rester seul à mon bureau avec quelques membres du bureau fédéral pour faire ce programme-là. Je pensais que c’est tous ensemble, nos synergies qui devraient permettre d’élaborer un programme qui convienne à tous.
Quel en est l’objectif principal ?
L’objectif principal du séminaire, comme je ne cesse de le répéter, est d’élaborer un plan d’action des activités de la Fédération dans le cadre de la promotion et du développement du tennis en Côte d’Ivoire. De manière à ce que le programme qui sera élaboré sur les cinq prochaines années permette au tennis ivoirien d’être au niveau du tennis mondial.
C’est-à-dire ?
Nous devons faire en sorte que, par exemple, nos infrastructures correspondent aux normes ATP et ITF puisque la plupart des tournois sont organisés par ces deux institutions-là. L’ATP pour ce qui concerne les joueurs professionnels, donc les grands chelèmes, et l’ITF pour les autres compétitions. Vous savez que pour un joueur, il est important d’arriver à un certain niveau, d’être classé au plan mondial. C’est un peu le cas pour notre jeune Eliakim qui, aujourd’hui, après avoir gagné sept tournois, est passé de la 336 ème à la 266 ème place. Donc il faut que ces tournois se fassent ici en Côte d’Ivoire. Par exemple, en Afrique du Nord, au Maroc et en Tunisie, les infrastructures permettent de faire ces tournois ATP et ITF de manière permanente. Nous avons une académie qui fait des compétitions tous les mois.
Quel est l’avantage d’avoir des infrastructures qui permettent de faire de grands tournois ?
Cela permet de recevoir des grands joueurs comme Alcaraz. C’est un rêve, mais un rêve peut devenir réalité. Voir jouer en Côte d’Ivoire Alcaraz, Siner ou des joueurs de niveau un peut moins comme nous l’avons eu dernièrement à l’occasion des tournois Côte d’Ivoire Open, c’est possible. Mais il faut avoir des infrastructures adaptées.
Président, on sait que depuis quelques années, le tennis est basé dans la commune de Cocody. Est-ce que dans votre projet, dans ce plan stratégique, vous avez l’ambition de l’étendre aussi à d’autres communes d’Abidjan et même de l’intérieur du pays ?
Oui. Vous allez avoir les conclusions de nos activités ce dimanche. Mais je peux d’ores et déjà vous dire que notre ambition est de faire en sorte que tout le monde joue au tennis. Vous avez parlé de Cocody, vous savez que nous faisons du tennis à Yopougon ? Il y a une dame qui est la présidente de l’Académie de Yop Tennis. Elle vient d’organiser d’ailleurs un tournoi à l’attention des jeunes. Ensuite, nous avons certaines infrastructures, tels que les Agoras qui nous permettent d’avoir des cours de tennis à Abobo, à Koumasi, à Port-Bouët.
Concrètement, quelles sont les actions que vous menez pour favoriser la promotion et le développement du tennis en Côte d’Ivoire ?
Vous savez que les Agoras ont été mis en place par la France. On a donc rencontré les responsables de l’AFD, l’Agence Française de Développement, et les directeurs régionaux, ils sont favorables à ce que nous puissions établir un partenariat pour jouer au tennis, pour le vulgariser dans ces lieux-là. Deuxièmement, nous avons rencontré le président de la Fédération des écoles privées laïques. Il est d’accord pour signer un accord, un contrat avec la Fédération, pour permettre aux enfants des écoles privées de s’initier au tennis.
Qu’en est-il de l’intérieur du pays ?
En ce qui concerne l’intérieur du pays, bien sûr que certaines villes comme Yamsoukro ont un cours de tennis, Bouaké également. Nous sommes en discussion pour reprendre les cours de l’Hôtel Président et de l’amicale de Bouaké. Et puis à Korhogo, nous sommes en discussion avec le président du Conseil régional, le directeur de cabinet du Président de la République, pour voir comment on peut s’initier au tennis dans cette ville du nord de la Côte d’Ivoire.
Quel est donc votre ambition pour le tennis ivoirien ?
Notre ambition, c’est de couvrir tout le territoire. Nos grands joueurs de football ne viennent pas de Cocody. Ils viennent d’Abobo, d’Agboville et autres. C’est la même chose qu’on veut faire au tennis. On veut voir des joueurs qui viennent de l’intérieur du pays mais qui portent le tennis ivoirien.