La cité lagunaire d’Adiaké se prépare à vivre l’un des moments les plus marquants de son histoire récente. En effet, elle a donné le top départ de la 10ᵉ édition du Elê Festival, avec le lancement officiel ce vendredi à la mairie d’Adiaké. Du 25 juillet au 1er août 2026, la ville vibrera au rythme d’un événement qui s’est imposé, au fil des années, comme un puissant levier de promotion culturelle, touristique, économique et surtout sportif.
Cette édition anniversaire réunira des milliers de visiteurs sur les berges de la lagune Aby dans une ambiance de convivialité et de partage. Les régions de la Mé et de l’Agnéby-Tiassa seront les invitées d’honneur, tandis que le Guémon, avec le département de Facobly comme invité spécial, apportera sa richesse culturelle à cette grande célébration populaire.
La course de pirogues, âme du festival
Comme chaque année, les mythiques courses de pirogues constitueront l’attraction phare du festival. Sur les eaux de la lagune Aby, les équipages rivaliseront d’endurance et de maîtrise, offrant aux spectateurs des moments d’intense émotion. Véritable symbole de l’identité culturelle locale, cette discipline demeure le cœur battant du Elê Festival.
Le commissaire général de l’événement, le colonel Atchet Bilé, a rappelé que le festival repose sur trois piliers essentiels : le tourisme, la culture et le sport. La 10ᵉ édition est placée sous le thème : « Tourisme, Culture et Sport au service du développement local durable ».
Selon lui, 24 équipes participeront aux compétitions de pirogues cette année, dont plusieurs délégations venues du Ghana et du Bénin, confirmant ainsi la dimension sous-régionale acquise par l’événement.
Autre annonce majeure : la revalorisation significative des récompenses. L’enveloppe globale dédiée aux athlètes passe de six à neuf millions de francs CFA, avec une prime de trois millions de francs CFA pour l’équipe victorieuse.
Des innovations pour une expérience enrichie
Pour marquer cette édition du dixième anniversaire, plusieurs innovations viendront enrichir le programme. Les festivaliers découvriront notamment l’élection de Miss Elê Festival, le concours Elê Talent, l’espace dédié aux enfants Elê Kids, ainsi que des balades lagunaires destinées à valoriser le potentiel touristique de la région.
L’innovation environnementale baptisée Elê Vert figure également parmi les nouveautés majeures. Ce projet prévoit l’aménagement d’un espace de deux hectares consacré au reboisement, traduisant la volonté des organisateurs d’inscrire le festival dans une dynamique de développement durable.
Parallèlement aux compétitions sportives, le public pourra assister à des spectacles de danses traditionnelles, des représentations de théâtre scolaire, des défilés de tenues patrimoniales, des expositions culinaires ainsi qu’à de grandes soirées artistiques prévues sur la place Ado.
Hien Sié : « Une réussite collective »
Moment fort de la cérémonie de lancement, l’intervention du ministre Hien Yacouba Sié, député-maire d’Adiaké et initiateur du festival, a été marquée par l’émotion et la fierté. Revenant sur le parcours accompli depuis la création de l’événement, il a salué « dix années d’engagement, de passion et de persévérance ».
Pour le premier magistrat de la commune, le Elê Festival est né d’une conviction simple : le développement d’un territoire passe aussi par la valorisation de son patrimoine culturel et de ses richesses humaines. « Notre objectif est de faire d’Adiaké une destination moderne, attractive et compétitive tout en préservant son identité et son environnement », a-t-il déclaré. Selon lui, les résultats sont aujourd’hui visibles. D’une modeste fête centrée sur les courses de pirogues et les traditions locales, le festival est devenu un événement majeur attirant des dizaines de milliers de visiteurs venus de toute la Côte d’Ivoire et de plusieurs pays de la sous-région.
Un impact économique de plus en plus visible
Le ministre Hien Sié a particulièrement insisté sur les retombées économiques générées par le festival. La notoriété grandissante d’Adiaké favorise l’arrivée de nouveaux investissements, stimule les activités commerciales et crée de nombreuses opportunités pour les populations locales. Il a également mis en lumière les importants chantiers engagés dans la commune dans les secteurs de l’éducation, de la santé, des infrastructures routières, de l’accès à l’eau potable, de l’électricité, du sport et du tourisme.
Au-delà de son impact économique, le Elê Festival est devenu un véritable outil de cohésion sociale et de brassage culturel. L’accueil des régions de la Mé, de l’Agnéby-Tiassa et du Guémon illustre cette volonté de renforcer les liens entre les peuples ivoiriens et de promouvoir le vivre-ensemble. « Le Elê Festival n’est plus seulement celui d’Adiaké. Il est désormais un patrimoine partagé par tous les Ivoiriens », a affirmé le député-maire.
Une ville transformée par dix ans de festival
Le préfet du département d’Adiaké a, pour sa part, souligné la portée symbolique de cette dixième édition. Il a salué l’engagement de l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation avant d’inviter les populations à se mobiliser massivement pour faire de cette célébration un succès. Après une décennie d’existence, les transformations observées dans la ville témoignent de l’impact du festival. L’offre hôtelière s’est considérablement développée et le secteur immobilier connaît un essor remarquable, porté par l’attractivité croissante de la destination.
Placée sous le parrainage des ministres Siandou Fofana, Françoise Remarck et Adjé Silas Metch, avec le haut patronage du Premier ministre Robert Beugré Mambé, cette édition anniversaire s’annonce comme l’une des plus ambitieuses de l’histoire du festival.
Du sport à la culture, de la gastronomie aux concerts en passant par les découvertes touristiques, Adiaké s’apprête à offrir une semaine exceptionnelle de festivités. Dix ans après sa création, le Elê Festival poursuit son ascension et confirme plus que jamais son ambition de rayonner bien au-delà des rives de la lagune Aby.