Nomel Meless ( DG OISSU) : « Le sport scolaire doit redevenir un vivier d’excellence »

À quelques jours des Jeux Scolaires 2026 prévus à Bouaké, le Directeur Général de l’OISSU, Nomel Meless, décline sa vision, rend hommage à ses prédécesseurs et lance un appel à la mobilisation générale. Dans cet entretien, il met en lumière les enjeux du sport scolaire comme levier de formation, de détection des talents et de rayonnement national.

Bonjour Monsieur le Directeur. Bientôt un mois que vous avez pris les rênes de l’OISSU. Certains vous découvrent aujourd’hui, même si d’autres vous connaissent déjà. Pouvez-vous vous présenter brièvement ?

Je suis Monsieur Nomel Meless, Directeur Général de l’OISSU, précédemment Conseiller technique du Ministre des Sports, Adjé Silas Metch. J’ai également occupé les fonctions de Directeur régional de la Jeunesse à Aboisso, ainsi que celles de Directeur départemental de la Jeunesse et des Sports à Akoupé et à Agnibilékrou. Mon histoire avec l’OISSU remonte à loin, puisque j’ai moi-même participé aux compétitions scolaires en athlétisme. J’ai été champion de Côte d’Ivoire OISSU en 1992, catégorie supérieure, et athlète de haut niveau avec une participation à des compétitions internationales. J’ai aussi été Directeur technique adjoint de la FIRAPE, ainsi que concepteur et organisateur de la randonnée d’endurance. Dans le cadre de l’encadrement des élèves, j’ai eu l’opportunité de détecter et de former de nombreux talents. J’ai notamment contribué à l’émergence de champions en handball au Lycée Moderne d’Aboisso, en athlétisme au Lycée Moderne d’Odienné, ainsi qu’à Agnibilékrou.

Vous succédez à Monsieur Adama Doumbia. Quel regard portez-vous sur son passage à la tête de l’OISSU ?

Je tiens à saluer et à féliciter Monsieur Adama Doumbia pour le travail remarquable qu’il a accompli à la tête de l’OISSU en si peu de temps. Grâce à son engagement, des bases solides ont été posées pour la relance du sport scolaire. Aujourd’hui, dans la continuité de cette dynamique, nous poursuivons la mission avec détermination, conformément aux orientations du Ministre des Sports.

Justement, quelle est la vision du Ministre des Sports pour l’OISSU ?

La vision du Ministre des Sports est à la fois claire et ambitieuse. Il s’agit de redonner à l’OISSU son lustre d’antan. Pour lui, le sport constitue un véritable levier de transformation sociale. Cela implique une présence effective du sport scolaire sur toute l’étendue du territoire national, afin que chaque élève ivoirien, quel que soit son lieu de résidence, puisse pratiquer la discipline de son choix. Il s’agit également de renforcer la détection des talents à la base, afin d’alimenter le sport de haut niveau et de contribuer au rayonnement de la Côte d’Ivoire. Cette vision s’inscrit pleinement dans le thème du ministère : « Tous mobilisés pour le rayonnement du sport au service d’une grande Côte d’Ivoire ».

Dans cette dynamique, vous organisez les Jeux Scolaires 2026 à Bouaké. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Les Jeux Scolaires 2026 se tiendront à Bouaké du 27 au 29 mars 2026, après huit années d’interruption. Bouaké est une localité qui a, à travers l’OISSU, produit de nombreuses gloires dans plusieurs disciplines sportives. Les compétitions se dérouleront sur deux sites majeurs : l’ancien stade de Bouaké et le Lycée municipal Djibo Sounkalo. Cet événement réunira les meilleures équipes scolaires issues des différentes régions du pays. Je tiens à adresser mes sincères remerciements aux autorités administratives et politiques de Bouaké pour leur mobilisation et leur accompagnement, notamment Monsieur le Ministre des Transports et Maire de Bouaké, Monsieur Amadou Koné, ainsi que le Ministre de l’Éducation nationale, pour leur soutien constant à la réussite de cet important rendez-vous.

Au-delà de la compétition, quelle est la portée de ces Jeux Scolaires ?

Ces Jeux vont bien au-delà d’une simple compétition sportive. Ils constituent une véritable plateforme de détection des talents, mais aussi un cadre d’éducation et de formation des jeunes à travers les valeurs du sport. C’est également une occasion de rendre hommage aux anciennes gloires du sport national, dont beaucoup sont issues des compétitions de l’OISSU. Nous souhaitons valoriser ces parcours inspirants et montrer aux jeunes générations que tout est possible grâce au sport scolaire.

Peut-on dire que ces Jeux marquent le renouveau du sport scolaire en Côte d’Ivoire ?

Oui, absolument. Ces Jeux traduisent concrètement la vision stratégique du Ministre des Sports et sa volonté de repositionner l’OISSU comme un acteur majeur de l’écosystème sportif ivoirien. Aujourd’hui, les compétitions sont organisées dans toutes les régions, avec une forte mobilisation des acteurs locaux. Bouaké sera ainsi la vitrine de ce renouveau, mais surtout le symbole d’un sport scolaire dynamique, inclusif et résolument tourné vers l’excellence.

Quel message adressez-vous aux populations et aux participants ?

J’invite chaleureusement toute la population de Bouaké et des localités environnantes à se mobiliser massivement afin de faire de ces Jeux une réussite collective. Aux élèves, je demande de donner le meilleur d’eux-mêmes, dans un esprit de fair-play, de discipline et d’excellence. Aux encadreurs et partenaires, j’adresse mes sincères remerciements pour leur engagement constant et leur contribution déterminante. Ensemble, poursuivons nos efforts pour bâtir une Côte d’Ivoire forte à travers le sport. Enfin, j’exprime ma profonde gratitude aux enseignants d’Éducation Physique et Sportive (EPS) ainsi qu’aux chefs d’établissement. Grâce à leur dévouement, nos enfants peuvent révéler leurs talents, s’épanouir pleinement et envisager, pour certains, une carrière sportive prometteuse.

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