C’est un adage connu de tous qui le dit : « Il n’y a jamais deux sans trois. » Donc, rien ne dit que la troisième tentative, en 2030-dans le cas où I. Diallo ne serait plus candidat à la CAF-, ne s’achèvera pas en eau de boudin, à l’instar des deux précédentes. D’ailleurs, il n’y a aucune gêne à le reconnaître. Le retrait de Malick Tohé, ou sa volte-face dans la course à la présidence de la FIF, pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses. Certes, on aura beau évoquer la pression politique sur le candidat, tenter de lui trouver aussi des circonstances atténuantes, du genre : il n’avait pas le choix ou encore il ne pouvait pas faire autrement que de se soumettre à l’autorité. Sauf qu’à un moment de l’histoire, il faut savoir assumer son destin. C’est ce courage-là que MT n’a pas eu. Au demeurant, pour avoir déjà vécu cette même pression du politique en 2022, pourquoi n’a-t-il pas tâté le terrain avant de déterrer la hache de guerre contre son numéro un ? Autant dire que le président du COK n’allait pas en terrain inconnu. Et, mieux que ses partisans, M. Tohé n’ignorait pas que l’intervention du politique pouvait le contraindre à capituler. Comme quoi, il aurait dû préparer le terrain avant d’engager les hostilités et d’entraîner tous ses soutiens dans un cul-de-sac. À moins qu’il n’ait fait tout ce bruit pour obtenir ce qu’il attendait beaucoup plus du président Idriss Diallo. Quoi qu’il en soit, pour les uns, il s’est grillé. Pour les autres, on le jugera à l’épreuve du terrain.