Dans le journal que vous tenez entre vos mains ce matin, il est écrit noir sur blanc que le président de la FIF est et sera Yacine Idriss Diallo. Car c’est lui que les 89 membres actifs plébisciteront le 12 septembre prochain. D’autant plus que l’enjeu, ici, ne réside pas tant dans les pouvoirs renforcés dont bénéficierait désormais le premier vice-président, fût-il vice-président senior. Ce qui compte, c’est la finalité de tout cela : savoir qui sera assis dans le fauteuil de président de la FIF une fois le scrutin bouclé, mais aussi qui jouira des prérogatives et des privilèges liés à cette fonction. Vous l’aurez compris. Dans cette partie de poker menteur, le grand gagnant de cet accord de dupes n’est pas forcément celui dont les pouvoirs auront été renforcés, fussent-ils étendus à l’infini, mais celui qui, au jeu de « qui perd gagne », détient le « B.I.C. ». Peu importe qu’il soit Cristal ou Reynolds, l’essentiel est qu’il signe les chèques. Et qui a le chéquier gouverne. En tout état de cause, que cet accord soit un marché de dupes ou un accord gagnant-gagnant, tant pis. Puisqu’il n’y a eu qu’un seul vainqueur : Yacine Idriss Diallo. Et un seul vaincu : Malick Tohé. Mais, au final, c’est bien le football ivoirien qui est sorti perdant de cet arrangement dérangeant. Parce que le politique lui aura confisqué son élection. Sniff, sniff, sniff !