Election à la FIF : Pourquoi Tohé s’est grillé

Le suspense est tombé. Tué. Mis en bière. Et enterré. Définitivement. Du coup, depuis la semaine qui a précédé le dépôt de candidature de la liste Yacine Idriss Diallo, accompagné de son désormais ex-challenger, Malick Tohé, le football ivoirien est en deuil. Et il ne finit pas de pleurer à chaudes larmes, du fait que des mains obscures sont venues gâcher ce qui devait être sa fête électorale et l’ont privé d’un scrutin qu’il attendait patiemment depuis longtemps. Et quand la nouvelle inattendue du retrait de Malick Tohé est tombée, ce jeudi 5 août, alors que tout concourait à croire qu’il prendrait, cette fois-ci, place dans les starting-blocks du scrutin de 2026, le choc fut terrible. Brutal. Presque un séisme. Étant donné que, pendant 4 ans, de nombreux dirigeants de clubs ont préparé, dans le plus grand secret des dieux, une possible candidature de leur champion.

Et peut-être que, naïvement, ils croyaient que cette seconde tentative serait la bonne. Car, quelles que soient les pressions, peu importent les intimidations aussi, nonobstant également les interventions, MT ne reculera pas. Il ne fera non plus pas marche arrière. Étant donné qu’une extrême motivation habitait le président du CO Korhogo. Une détermination sans faille à aller conquérir le fauteuil présidentiel, itou. Autant d’ingrédients qui lui auraient permis de franchir ou de dompter tous ces obstacles auxquels il s’attendait à être confronté. Sauf que, si les partisans de MT s’attendaient à tout pour ce scrutin, s’ils avaient aussi tout prévu pour accompagner celui qu’ils pensaient être leur candidat et lui assurer leur vote dans les urnes, le moment venu, ils n’avaient malheureusement pas compté avec l’insondable. L’impalpable. Et l’invisible.

Dit autrement, ces potentiels soutiens à la candidature de l’ex-1er vice-président de la FIF n’avaient certainement pas anticipé la volte-face de leur futur candidat. Ils ne pensaient pas revivre de nouveau ce qu’ils qualifient aujourd’hui de trahison de leur gourou. En jetant, en effet, l’éponge, et ce, au moment où tout le monde croyait, à raison, qu’il ne commettrait pas la même erreur qu’en 2022, Tohé n’a peut-être pas commis qu’une simple faute. Mais, mieux ou pis, c’est selon, il s’est, sans doute, grillé. Car, par deux fois, il n’a pas su assumer son destin.
Kambiré Elie

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